26.09.2008

Conférence-débat sur la phytoépuration du dimanche 21 septembre

Les problèmes d’environnement sont au cœur des problématiques d’aujourd’hui, tout particulièrement le problème de l’eau.
En France et en Bretagne en particulier, le problème n’est pas tant celui des ressources en eau que celui de la qualité des eaux. C’est dans ce contexte que l’association « Quartier Libre » a organisé une conférence-débat sur la phyto-épuration réunissant deux bureaux d’études spécialisés dans les problémes d’assainissement (Mathieu Roland d’Aqualogik et Jerôme Spieth d’Aquatiris), des élus (trois maires de communes se sont déplacés, ainsi que des conseillers municipaux responsables des questions d’environnement) et des particuliers ayant mis en place cette filière.
Les débats ont fait apparaître que notre système d’assainissement hérité du 19 siècle n’est pas durable. 90 % de la pollution domestique proviennent des excréments humains, qui ne représentent que 1 % du volume des effluents domestiques, mais qui concentrent les germes pathogènes !
La filière phyto-épuration avec toilettes à compost (ou toilettes sèches) a été présentée en détail, y compris des résultats de qualité de l’eau à la sortie des systèmes des nombreuses installations existant déjà en région Bretagne. La législation actuelle impose pour qu’un particulier installe un assainissement par phyto-épuration qu’une dérogation soit signée par le maire de sa commune. D’autres filières de phyto-épuration ont été évoquées : filière collective pour les regroupements d’au moins 20 habitants (autorisée par la législation), et filière en conservant des toilettes à chasse d’eau. Les avantages de la phytoépuration sont multiples, maîtrise du contrôle de la qualité des eaux, aspect paysager, pérennité du système. Si on opte pour les toilettes sèches, on réalise de fortes économies d’eau et une production de compost. Les prix restent dans des normes de prix comparables aux installations classiques les moins onéreuses (voire moins pour les auto-constructeurs). La conférence a été suivie d’une visite chez un particulier de Bubry, où fonctionne ce type d’assainissement. Un collectif va se mettre en place pour aider les particulier dans leurs démarches (contact : 02-97-39-57-72).
Le principal obstacle au développement de cette filière est qu’il faudrait pour cela changer nos habitudes.

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